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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

Les jardins sont

une des formes de rêve,

comme les poèmes,

la musique et l'algèbre.


Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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Un parc spirituel

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  Jardin Béda Rigaux  


Béda Rigaux, franciscain (1899-1982)

Docteur et Maître de l'Université de Louvain, Belgique


(Paroles d'Évangile, éd. Duculot, Gembloux, 1947, p.77-78)


"Ami fidèle, abri solide;

qui le trouve a trouvé un trésor"

(Ecclésiastique 6,14)

La belle-mère de Pierre a la fièvre. Jésus la guérit, et aussitôt elle se met à le servir (cf. Luc 4,38-39).

J’aime ce miracle en famille. Ce n’est point par sympathie pour Pierre qui est cependant si aimable, ni par affection pour sa belle-mère, si bonne que Pierre lui a amené Jésus, et qui, guérie, semble reprendre une besogne famlière.

Mais j’aime ce miracle parce qu’il nous permet d’entrer dans la vie quotidienne du Maître. Il est en Galilée. Il vit où il peut. La maison des beaux-parents de Pierre est là. Il y entre, il y mange, il y demeure. La petite troupe a tout mis en commun et la vie haletante de la prédication connaît des haltes douces dans l’atmosphère réconfortante d’un foyer ami. Seigneur, soyez loué d’avoir apprécié la douceur des services de la belle-mère de Pierre et de les avoir récompensés par un miracle.

Dans notre vie, nous aussi, nous renontrerons des foyers qui s’ouvriront pour nous accueillir à bras ouverts, où nous sentirons des cœurs dévoués, où nous rendre service semblera des joies. Dans notre cheminement humain, il n’y a pas de plus grand bienfait.

Je vous ai souvent loué, Seigneur, pour la beauté de votre ciel, l’immensité de la mer, la splendide grandeur des montagnes, le chant des oiseaux, la variété des plantes, l’ordre des choses, la perfection des infiniment grands et des infiniment petits, la sagesse de votre gouvernement, la bonté de vos lois, mais je ne connais pas une louange plus douce que celle des bontés que vous avez répandues dans les cœurs des hommes pour ceux qu’ils accueillent du fond de leur âme.

Je ne parle pas de l’amour de l’homme et de la femme. Je ne songe qu’aux beautés de la vraie amitié. Elle surpasse tout parce qu’elle participe à la sublimité de la charité qui est au-dessus de tout. Les hommes d’autres religions en ont compris la grandeur et la gravité. Ils en ont dit les délices. Mais ils n’ont pas su ce que nous, chrétiens, expérimentons. Nous ne sommes vraiment amis que lorsque nous avons mis en commun l’affaire principale qui nous tient à cœur : l’amour de Jésus Christ qui nous conduit au Père.

Quand deux êtres se sont mis sur ce plan, quand rien d’humain ne les en fait dévier, ils ont touché le roc sur lequel les existences se bâtissent. Plus rien ne dénouera leurs liens. Ils ont pris pied dans l’éternité. Dieu est en eux et entre eux. Leur amitié devient quelque chose de sacré parcequ’ils l aportent chaque jour devant Dieu et ne s’estiment jamais aussi présents l’un à l’autre que lorsqu’ils reçoivent le Sauveur qui est leur trait d’union.


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