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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

Les jardins sont

une des formes de rêve,

comme les poèmes,

la musique et l'algèbre.


Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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  Sentiers du cinéma…  


par Michel Lafontaine, B.Th., M.A.



DVD cinéma – Habemus Papam un film de Nanni Moretti


Fantaisie, humanité et liberté au Vatican !

Abonné à des magazines européens, j’ai tôt lu la parution de ce film pour le moins original mettant en vedette Michel Piccoli. « Nous avons un pape ! » Mais voilà que l’heureux élu par ses collègues cardinaux et la grâce du Saint-Esprit, se sauve littéralement du balcon et même du Vatican ! Que se passe-t-il ? Responsabilité trop lourde? Peur de ne pas être à la hauteur ? Manque de confiance ! Les autorités de l’Église mettent à l’œuvre tout un stratagème pour que les fidèles ne sachent rien du drame qui se joue ! On a perdu le pape ! On fait même venir un psychiatre pour trouver des pistes de solution. Comme le nouveau souverain pontife n’a pas encore été présenté à l’Église, le conclave garde emprisonné tous les cardinaux dans les palais du Vatican et même le psychiatre ! Je ne regrette pas d’avoir commandé ce film rapidement (car en Amérique nous sommes toujours en retard sur l’Europe pour la distribution des œuvres) et que je posséède un appareil acceptant les dvd « région 2 ». J’ai apprécié l’humour, la fantaisie et l’accent mis sur la dimension « humaine » dans un milieu rigoureux où les lois en vigueur sont séculaires. Une véritable bouffée d’air frais et de liberté pour le pape « élu » qui se promène incognito dans les rues et le métro de la ville éternelle. Ce qui l’aidera à discerner s’il deviendra pape ou non… Je vous souhaite de le visionner bientôt chez nous ! (4 mai 2012)


Habemus Papam

Un film de Nanni Moretti, avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Renato Scarpa, Jerzy Sthur,

Sacher Film, Fantango, Le Pacte, France 3 Cinéma- Italie, 2011, 82 minutes




DVD cinéma – Pour l’amour de Dieu (For the Love of God)

un film de Micheline Lanctôt


Page d’histoire sur le thème amour divin et humain

Ce film date déjà de quelques mois (septembre 2011), mais je m’en voudrais de ne pas vous exprimer ce que j’en pense. Cette œuvre dirigée par Micheline Lanctôt reprend un scénario habituel au cœur même de notre histoire du Québec : une religieuse et un prêtre déchirés entre leur amour pour Dieu et leur attirance humaine réciproque. Cela nous rappelle par exemple le film The Bells of St.Mary’s (1945) mettant en vedette Bing Crosby et Ingrid Bergman. Cependant Pour l’amour de Dieu a été tourné dans un contexte complètement différent. Il se situe à l’époque de la Grande Noirceur, mais pour les jeunes acteurs, c’est la découverte d’un pan de notre histoire collective québécoise. Lorsqu’on visionne les interviews de la genèse du film, on prend conscience que Micheline Lanctôt a cherché à transmettre des valeurs, un patrimoine, des manières de faire et de penser qui sont révolus aujourd’hui. Elle a dû apprendre les rudiments du Notre Père, et du Je vous salue Marie aux jeunes interprètes, expliciter comment se déroulait le chapelet en famille récité à la radio par le Cardinal Léger. Voilà l’intérêt de ce film mené avec brio par la réalisatrice Micheline Lanctôt, n’oubliant pas toutefois l’éternel enjeu entre l’amour divin et l’amour humain traité ici avec nuances et respect. (4 mai 2012)

Pour l’amour de Dieu (For the Love of God)

Un film de Micheline Lanctôt, avec Madeleine Péloquin, Victor Andrés, Trelles Turgeon,

Métropole DVD4768, Québec, 2011, 93 minutes

www.pourlamourdedieu.ca




DVD cinéma – Des hommes et des Dieux (Of Gods and Men) un film de Xavier Beauvois


Une quête de sens de l’engagement chrétien !

Selon mon habitude, j’ai attendu patiemment la sortie DVD de ce film très populaire dans les milieux engagés chrétiens depuis sa sortie au cinéma en 2010… Je suis donc en décalage temporel par rapport aux personnes qui ont déjà vu, revu et médité ce film. Pendant tout ce temps, par volonté personnelle, je n’ai lu aucune des centaines de critiques publiées dans les revues à caractère religieux ou spirituel, ou même dans les journaux. Je voulais demeurer « vierge « pour l’ultime moment où je visualiserais ce drame cinématographique dans le confort de mon salon. J’étais tout de même au courant que cette œuvre avait remporté le Grand Prix du Festival de Cannes et ayant remporté trois Césars, de plus appréciée par nombres de cinéphiles. J’ai été évidemment saisi d’émotion et bouleversé par le scénario relatant l’histoire d’une petite communauté de cisterciens vivant au cœur d’un village musulman sur les hauteurs du Maghreb en Algérie dans les années 1990. Donc, une tragédie humaine tout à fait contemporaine… Lambert Wilson, Michael Lonsdale, et les autres acteurs figurant interprètent de manière tout à fait convaincante le vécu d’une petite communauté religieuse. Rien n’est laissé au hasard. Le choix des chants, les décors, les liens d’entraide des moines avec les villageois semblent d’une authenticité réelle. Mais ce que je retiens finalement de cette œuvre, c’est la quête de sens de l’engagement chrétien. Être disciple du Christ, qu’on soit laïque ou religieux, engage notre personne tout entière, et nous amène à faire des choix parfois héroïques… J’ai apprécié tout particulièrement la fin du film. Nous savons tous, dès le début, que les moines seront assassinés par les rebelles. Le réalisateur a su traiter le sujet avec discrétion et bon goût. Un film qui nous invite à réfléchir à notre propre vocation chrétienne… (25 juillet 2011).


Des hommes et des Dieux (Of Gods and Men)

Un film de Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson & Michael Lonsdale, Métropole DVD4666, 2010



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 DVD – Le grand silence – documentaire réalisé par Philip Gröning -


« Une expérience sensorielle hors du commun » (Score)

Si vous n’aimez pas le silence, ne visionnez pas ce film ! Pendant 164 minutes, ce documentaire nous amène au cœur du monastère de la Grande Chartreuse, fondée par saint Bruno dans les Alpes françaises. « Il s’agit pratiquement d’une méditation silencieuse sur la vie monacale dans sa forme la plus pure. » Nous n’entendons que les bruits quotidiens d’un milieu de prière, sans ajout de commentaires. Le craquement des boiseries centenaires, les pas des moines, la cloche du monastère, les cuillères dans les bols, le feu crépitant des poêles et parfois un extrait d’un office psalmodié en commun à la chapelle constituent la trame sonore du film. Pas de musique. Pas d’artifice. Pas d’interviews. « Seuls sont évoqués les changements de temps, de saison, les éléments sans cesse répétés de la journée ou de la prière. » Cheminant dans un monde chargé de bruits de toutes sortes, ce film nous fait vivre « une expérience sensorielle hors du commun », titre une célèbre publication. Déconcertante, cette œuvre nous conduit à l’essentiel, à la conscience, à la réflexion profonde, à la méditation. Des hommes témoignent sans paroles de leur consécration à Dieu. Ce film a remporté le prix spécial du jury du Festival du film de Sundance et le Prix Arte, « Meilleur documentaire », du European Films Award. (14 février 2011)

Le grand silence (Die grosse stille),

documentaire réalisé par Philip Gröning, Métropole, Mongrel Media,164 min., 2005.

http://www.diegrossestille.de/english/

 



 DVD – Le garçon au pyjama rayé (The Boy in the Striped Pajamas) – réalisé par Mark Herman


L’amitié malgré les barbelés… Un film bouleversant d’une grande humanité !


Co-production anglaise et américaine, ce film est l’adaptation du best-seller de John Boyne. On y raconte l’histoire d’un petit garçon allemand de 8 ans, appelé Bruno, dont le père, un officier nazi, vient de se voir confier le commandement du camp de concentration d’Auschwitz, en Pologne. La petite famille vit dans une maison spacieuse en retrait du camp. À la découverte de son nouveau monde, n’ayant pas d’ami pour partager ses jeux, Bruno découvre petit à petit le camp des prisonniers. C’est alors qu’une amitié va naître entre lui et une des jeunes victimes du camp. Les deux garçons ont le même âge, et se donnent rendez-vous quotidiennement pour mieux se connaître, séparés par les barbelés de la prison. Ils s’apprivoisent de la même manière que le Petit Prince et le renard d’Antoine de Saint-Exupéry .Ce film apporte une certaine fraîcheur par rapport à toutes les œuvres tournées sur la Deuxième guerre mondiale. Il traite le sujet, empreint d’une grande humanité à la fois bouleversante et audacieuse. Des valeurs spirituelles d’amitié, de générosité, de fidélité et de fraternité humaine émanent de ce drame. Le jeu des jeunes acteurs est superbe… Du cinéma à voir et à revoir ! (14 février 2011)


Le garçon au pyjama rayé (The Boy in the Striped Pajamas),

drame de guerre réalisé par Mark Herman, USA & UK, Miramax & BBC Films, 95 min., 2009.

avec Asa Butterfield, David Thewlis et Rupert Friend.

http://www.imdb.com/title/tt0914798/




 DVD - La mer intérieure (The Sea Inside) – film espagnol réalisé par Alejandro Amenábar

Réflexion sur le sens de la vie, sa dignité, la maladie, la mort… et du droit sur « sa » vie…

Ce film de 2004, dont l’interprète principal est Javier Barde dans le rôle de Ramόn Sampedro, un paraplégique dépendant totalement des autres pour mener une vie « normale », demeure d’une actualité vibrante dans le contexte de la réflexion actuelle du peuple québécois sur le droit à l’euthanasie assistée ou le droit de mourir dans la dignité. Cette histoire, basée sur une histoire émouvante et véridique, nous invite inévitablement à réfléchir au sens de la vie, de la maladie, de la mort. Une véritable bataille entre la philosophie, les préceptes de la religion catholique, le sens de la dignité humaine, la science médicale et l’amour (eh oui !) sont au cœur de ce drame qui ne laisse personne indifférent ! Qu’on soit pour ou contre l’euthanasie, le film de Amenábar, qui a remporté un Golden Globe pour le meilleur film étranger en 2004, sert d’assise à une réflexion spirituelle et humaine profonde. Oui, nous sommes plongés dans les méandres d’une mer intérieure qui éveille au mystère de la vie et en quoi comporte sa dignité ! (4 janvier 2010)

La mer intérieure (The Sea Inside)

drame biographique réalisé par Alejandro Amenábar, Espagne, Alliance Atlantis, 2004

avec Javier Bardem, Belen Rueda, Lola Duenas.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mar_adentro


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 DVD - L'enfant prodigue - L'incroyable destinée d'André Mathieu -

"Le Mozart canadien"

André Mathieu (1929-1968) a connu une vie de "conte de fées qui tourne à la tragédie". Véritable petit Mozart, il offrait dès son plus jeune âge ses propres compositions et les interprétait lui-même au piano avec son talent remarquable, ce qui enchantait le public. Ses oeuvres rappellent Rachmaninoff ou Debussy, mais avec une harmonie toute personnelle. Sa musique envoûte littéralement les auditeurs. Ce magnifique film signé par Luc Dionne évoque la vie de ce québécois qui est passé par New York et Paris pour y étudier en compagnie de grands maîtres. Mais les grands événements du 20e siècle bouleverseront le parcours de ce génie musical. À travers les interprétations de Patrick Drolet, Marc Labrèche et Macha Grenon et d'autres acteurs de talents, nous vivons l'ascension fulgureuse de ce jeune enfant et sa descente graduelle aux enfers, passant de la gloire à l'indifférence, sombrant dans la dépression et l'alcool. J'admire avec quelle persévérance le pianiste québécois Alain Lefèvre a fait beaucoup dans la reconnaissance des oeuvres de Mathieu. Malheureusement, on l'a accusé d'être opportuniste, alors qu'il "ressuscitait" un grand artiste de chez nous... L'incroyable destinée d'André Mathieu, l'Enfant prodige déborde d'intensité et de vérité et nous amène à une réflexion sur le sens de la vie, de la gloire, du talent, de la reconnaissance, du don, mais aussi de l'échec, du deuil, de l'indifférence, de la tragédie... Réflexion profonde sur la destinée humaine. Ironie historique, le film a connu sa première représentation, non pas à Montréal, au Québec, mais à Shangai... Un grand détour pour revenir chez nous... (15 novembre 2010)


L'enfant prodige. L'incroyable destinée d'André Mathieu,

drame biographique réalisé par Luc Dionne, Québec, Alliance VivaFilm & Cinamaginaire, 2010

avec Patrick Drolet, Marc Labrèche, Macha Grenon, Karine Vanasse, Guillaume LeBon, Lothaire Bluteau.

http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Mathieu



 DVD- Au risque de se perdre (The Nun's Story)

Un combat entre la foi, l'obéissance et la charité...

Ce film mettant en vedette Audrey Hepburn, qui interpréte son rôle avec brio, n'est pas récent... Tourné en 1959,

donc il y a 51 ans, cette oeuvre réalisée par Fred Zinnermann et qui a connu à l'époque huit nominations pour Un Oscar,

a été transférée sur DVD en 2005.L'image demeure magnifique et le son difficusé est en mono évidemment... Cependant l'histoire se révèle captivante. Elle nous replonge au coeur d'une époque où l'Église exerçait un rôle de premier plan sur divers domaines de la vie courante. Ce drame nous fait vivre le cheminement d'une jeune fille excellant dans les soins infirmiers et qui veut se dévouer aux malades du Congo belge. Sa détermination et sa foi, son courage et sa charité, seront soumis à l'épreuve de l'obéissance religieuse. Mais notre jeune religieuse sait faire feu de tout bois. Elle sera néanmoins déchirée dans son choix vocationnel par les besoins de la Résistance et la neutralité de l'Église au début de la 2e guerre mondiale. Pour bien saisir les enjeux vécus à l'intérieur de cette oeuvre cinématographique, un effort s'impose pour se situer dans le contexte historique. Mais les valeurs de foi, de confiance et de charité demeurent toujours actuelles. Malgré son âge vénérable, ce film est à voir et peut nous aider à réfléchir sur la manière de vivre notre spiritualité dans notre monde contemporain. (15 novembre 2010)

Au risque de se perdre (The Nun's Story),

drame réalisé par Fred Zinnerman, États-Unis (scène tournées en Belgique), 1959 (2005 DVD),

avec Audrey Hepburn, Peter Finch, et Edith Evans, Technicolor, distribué par Warner Bros.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Au_risque_de_se_perdre



 DVD - Oscar et la dame en rose -

Qui devient la dame en bleu...

Vous connaissez le célèbre succès de Michel Louvain: La dame en bleu ?... Cette chanson québécoise datant de quelques décennies pourrait convenir au titre de ce film ! Ce qui n'enlève rien au charme de la musique de La dame en bleu ! J'avais lu il y a quelques années le roman de Éric-Emmanuel Schmitt à l'occasion du deuxième congrès en soins palliatifs pédiatriques international tenu à Montréal, autour de l'année 2004. Un extrait très touchant avait servi de point de départ à cette rencontre entre spécialistes de la santé auprès des enfants malades. Le film, dirigé et réalisé par l'auteur même de cette nouvelle fort touchante, bien qu'il s'inspire du livre, s'éloigne de manière déconcertante de l'histoire originale. Celle-ci relate les douze derniers jours d'Oscar qui entretient une relation d'amitié avec une bénévole dénommée Mamie Rose. On imagine déjà une dame, avec quelques rides discrètes, aux cheveux blanchis par la sagesse, qui encourage le petit malade à écrire chaque jour une lettre à Dieu... "Cher Dieu... Je m'appelle Oscar..." Une grande chaleur humaine se dégage de la lecture du roman de Schmitt. Mais semble-t-il, cet auteur prolifique qui possède une plume poétique et spirituelle, n'aurait pas dû s'engager dans une démarche cinématographique ! On ne reconnaît pas la Mamie Rose du livre dans l'interprétation de Michèle Larocque. Ayant oeuvré plusieurs années en milieu pédiatrique, j'appréhendais mon visionnement du film. Je ne suis pas avide d'émotions fortes en ce qui concerne la destinée des enfants malades, ayant vécu de très près cette dure réalité. Mais j'avoue que le film m'a beaucoup déçu et même déplu. Le traitement de l'histoire et des personnages conserve une saveur trop française pour être appréciée au plan international, et sans être une parodie, ne révèle pas la richesse du volume intitulé Oscar et la dame en rose ! On passe du rose au bleu... dans la nuit ! On ne ressent pas le drame que la maladie oblige à vivre... Et le côté très spirituel développé dans les lettres à "Cher Dieu" n'a pas la même ampleur que dans le roman de Schmitt... C'est tout de même un film à voir et à apprécier pour sa dimension humaine !

(5 novembre 2010).

Oscar et la dame en rose,

drame réalisé par Éric-Emmanuel Schmitt, France-Canada-Belgique, 2009,

avec Michèle Larocque, Casar Amir, et Benoît Brière, distribué par Alliance Vivafilm.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_et_la_dame_rose_(film)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_et_la_Dame_rose_(roman)


SCHMITT, Éric-Emmanuel, Oscar et la dame en rose, Albin Michel, 2002.


HUMBERT, Nago (sous la direction de), Les soins palliatifs pédiatriques, Éd. CHU Sainte-Justine, 2004.



Les opinions et les commentaires exprimés dans cette chronique sont la propriété de l'auteur et ne représentent pas nécessairement les points de vue des éditeurs et réalisateurs des oeuvres critiquées.


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