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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

Les jardins sont

une des formes de rêve,

comme les poèmes,

la musique et l'algèbre.


Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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  Sentiers de la littérature…  


 par Michel Lafontaine, B.Th., M.A.



LivreChroniques de Jérusalem par Guy Delisle


« Chroniques décapantes » en finesse et justesse


Ce sont les mots que m’écrivaient un bon ami après lui avoir prêté la dernière œuvre de Guy Delisle. L’auteur vient d’ailleurs de remporter récemment le prix « Fauve d’Or Angoulême 2012 – Prix du Meilleur Album ». Delisle a composé plusieurs bandes dessinées, mais « Chroniques de Jérusalem » décrit avec réalisme, humour, finesse et justesse la réalité israélienne et palestinienne dans sa concrétude. Les images de l’album, sur plus de 300 pages, s’avèrent dépouillées de traits et de couleurs, mais bien détaillées quant à l’essentiel. J’ai voyagé seulement quelques jours à Jérusalem, en Israël et en Territoires occupés. J’ai été fasciné par la Cité sainte qui fut un jour le cœur du monde et continue d’être un centre religieux très significatif pour les Juifs, les chrétiens et les musulmans. Dans ses Chroniques de Jérusalem, le dessinateur aborde tout en nuance les tensions politiques et religieuses dans ses moindres détails, les quartiers séparés et les divisions symbolisées par le fameux mur de béton qui n’est pas sans réminiscence du célèbre mur berlinois… Au fil des pages, nous sourions, nous compatissons, nous prenons conscience de la vie quotidienne de ce pays situé géographiquement au cœur du « printemps arabe ». Comme le disait si bien mon ami lecteur… ces chroniques sont « décapantes »… Bonne lecture ! (7 mai 2012)

Chroniques de Jérusalem

par Guy Delisle, Guy Delcourt Productions, collection Shampoing, 2011.

www.guydelisle.com




LivreJe voudrais vous parler d’amour… et de sexe  par Sœur Marie-Paul Ross


Place à la dignité de l’être humain et à une « spiritualité de la sexualité »


J’ai rencontré l’auteure, Marie-Paul Ross, en septembre 2002. Elle venait tout juste de revenir au Québec après quelques années passées en Argentine comme missionnaire. Son nom évoquait une personnalité inconnue et plutôt surprenante : religieuse et sexologue. Néanmoins, avec l’appui de mon comité organisateur, j’ai osé l’inviter comme personne-ressource au congrès que je présidais à St-Hyacinthe pour les intervenant(e)s en soins spirituels du Québec oeuvrant dans les milieux de santé. J’ai retrouvé dans la lecture de ce livre récent une synthèse de ce qu’elle avait présenté aux congressistes : sa vision globale de l’être humain, avec son modèle d’intervention globale en sexologie (MISG), et la flamme intérieure d’une femme éprise par le désir de libérer l’être humain des pièges qui l’étouffent en l’empêchent de croître en toute dignité. Malheureusement, la publicité entourant la publication de cet ouvrage paru aux éditions Michel Lafon au cours de l’automne avait centralisé son message sur la vie sexuelle active des personnes engagées et consacrées en Église. Or, ce n’est pas le sujet principal de l’auteure. Fidèle à elle-même, et à son engagement religieux, elle consacre ses énergies à montrer combien la sexualité fait partie de l’intégralité de l’être humain créé à l’image de Dieu, et que, trop souvent « le corps n’est souvent plus qu’un objet de consommation et de soumission », alors que « le moment est venu de redonner à l’érotisme ses lettres de noblesse et à la spiritualité son rôle le de sagesse ». Sœur Marie-Paul ose aborder tous les sujets : sexualité précoce des jeunes, des couples, masturbation, avortement, contraception, déviances. Elle n’a pas peur de rappeler aux parents qu’il faut inculquer des principes de responsabilité à la jeunesse. Que l’avortement n’est pas un moyen de contraception, mais blesse le corps et l’âme de toute femme. Missionnaire dans l’âme, Mme Ross ose aussi aborder des frontières taboues : la sexualité dans la religion et dans le catholicisme particulièrement et traite de la question des abus sexuels qui cause un tort incontournable à l’Église, à son message et sa crédibilité. J’ai apprécié le premier chapitre qui nous fait connaître les origines de la « vocation » particulière de Sœur Marie-Paul. Cet ouvrage fait place à toute la dignité de l’être humain et propose en quelque sorte une « spiritualité de la sexualité »… (22 décembre 2011)


Je voudrais vous parler d’amour… et de sexe

par Marie-Paul Ross, religieuse et sexologue, Michel Lafon, 2011.

http://www.michel-lafon.fr/livre/978-Je_voudrais_vous_parler_d_amour_et_de_sexe.html




LivreSocrate, Jésus, Bouddha. Trois maîtres de vie par Frédéric Lenoir


Trois maîtres spirituels en parallèle


J’ai littéralement dévoré ce livre publié aux éditions Livre de Poche. L’auteur, Frédéric Lenoir, a déjà écrit maints ouvrages et est actuellement directeur du magazine Le Monde des religions. Ici, pour nous présenter, évidemment de manière brève, trois maîtres de vie : Socrate, Jésus et Bouddha, l’auteur part du constat que la crise mondiale actuelle n’est pas simplement due à un facteur économique ou financier. Elle est aussi philosophique et spirituelle. Aussi, Lenoir nous présente-t-il en deux parties les trois hommes dont la spiritualité a inspiré des générations humaines. Dans la première partie, il nous décrit chaque maître, tandis qu’en deuxième partie, il aborde le message particulier de chacun. L’intérêt de cet ouvrage comporte dans le fait que l’auteur reprend à chaque chapitre les trois personnages en parallèle et les décrit selon le thème du chapitre en question : par exemple, leur personnalité, ce qu’ils disent d’eux-mêmes, l’art d’enseigner, la recherche de la vérité, apprends à aimer, l’immortalité… J’ajouterai également que l’auteur, par rapport au Christ Jésus, est au fait des dernières découvertes et des dernières recherches sur le christianisme. Ce qui m’amène à penser qu’il est aussi « à jour » sur Socrate et Bouddha. De plus, Lenoir demeure objectif dans sa présentation. Jamais il ne donne à penser ou à percevoir que Socrate est meilleur que Bouddha, ou que Jésus les surpasse tous… Bonne découverte spirituelle ! (8 septembre 2011)

Socrate, Jésus, Bouddha. Trois maîtres de vie

par Frédéric Lenoir, Fayard, 2009. Réédition Livre de poche, 2010.



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LivreÊtre chrétien par Hans Küng, théologien catholique


Une synthèse du christianisme

 

Hans Küng, théologien catholique suisse, né en 1928, a écrit cet ouvrage pour répondre à deux questions fondamentales : Pourquoi, aujourd’hui, être chrétien ? Comment, aujourd’hui, être chrétien ? Ces deux interrogations demeurent de grande actualité : comment vivre et mettre en pratique une foi au Christ plus vraie et plus libre? Même si Être chrétien a été composé en 1974, ce livre, avec quelques ajustements par rapport aux événements historiques depuis plus d’un quart de siècle, reste un bouquin essentiel dans toute bibliothèque digne de ce nom. Lors de sa parution, il a soulevé un intérêt considérable et a été traduit rapidement en diverses langues. Mais il a aussi suscité plusieurs controverses, qui ont peut-être contribuées à la destitution de Küng comme théologien catholique par le Vatican. Pourtant, les quelques 800 pages de ce livre de poche (eh oui! Il est publié dans ce format), nous aide à comprendre l’univers culturel de notre époque et implique une critique serrée des illusions et des réductions dont le christianisme n’a cessé de faire l’objet au cours des siècles, autant par les chrétiens eux-mêmes que chez les autres. Nous y retrouvons la rigueur et l’honnêteté de ce théologien qui a apporté beaucoup à la réflexion chrétienne. Cette « synthèse » exhaustive nous aide à saisir la spécificité du christianisme qui n’est autre que Jésus-Christ, et Jésus-Christ mort et ressuscité. Il faut donc découvrir ou re-découvrir qui est ce Jésus? Qu’a-t-il voulu? Quel est son message ? Selon moi, cet ouvrage demeure un bijou qui apporte de « l’eau au moulin » pour toute personne de bonne volonté voulant se situer par rapport au Christ et l’Évangile et peut servir de point de départ pour des discussions entre chrétiens… (8 septembre 2011)


Être chrétien

par Hans Küng, Seuil, 1974 (traduction française 1978). Réédition Points format de poche, 2010.


 


LivreLa mort. Mieux la comprendre et moins la craindre pour mieux célébrer la vie

par Richard Béliveau et Denis Gingras


Démystifier le mystère du mourir… pour mieux vivre !

 

La mort fait inéluctablement partie du processus de la vie. Nous sommes conçus, nous sommes en gestation environ 9 mois dans le sein de notre mère, nous naissons, nous vivons notre vie humaine, et nous mourrons un jour… passage vers une autre Vie ? Tandis que les étapes précédentes sont objectivement observables, la perception de la « dernière » étape dépend des croyances religieuses ou philosophiques, des expériences spirituelles vécues, des valeurs que nous vivons. Néanmoins, la mort demeure un mystère… Qu’est-ce que la mort ? Quand peut-on affirmer qu’une personne est cliniquement morte ? Avec l’avancée des découvertes médicales, on peut être branché artificiellement sur une machine qui fait fonctionner le cœur… même s’il n’y a plus d’indices de vie au niveau cérébral. Ce livre écrit par deux chercheurs et médecins québécois tente donc d’élucider ou expliquer, du moins scientifiquement, le mourir afin de mieux célébrer la vie comme le titre y invite. Les chapitres indiquent le parcours des auteurs : La mort dans l’âme; Mourir c’est la vie !; Vivre avec la conscience de la mort : entre l’espoir et la peur; L’usure du temps; Mourir à petit feu… et ce cheminement se termine sur une note joyeuse avec un chapitre intitulé Mourir de rire ! Bien que les dimensions spirituelles et philosophiques soient inévitablement soulevées, l’ouvrage demeure scientifique et technique dans ses propos. On démontre par exemple combien les virus peuvent être virulents et entraîner des maladies mortelles. Toutefois, rappelons l’objectif des auteurs : « S’il est impossible de prévenir la mort, il est cependant possible d’en prévenir la peur en comprenant mieux les processus qui sont à l’œuvre dans le maintien de la vie. » Voilà un ouvrage qui contribuera à combattre le grand tabou de la mort dans nos sociétés… (27 juillet 2011).

La mort. Mieux la comprendre et moins la craindre pour mieux célébrer la vie

par Richard Béliveau et Denis Gingras, Trécarré, 2010.




LivreJésus l’homme qui était Dieu par Max Gallo


                           « Faites ça… et vous vivrez ! »


C’était le titre d’une publication très populaire dans les années 1930 dans laquelle on avait tenté de transcrire les 4 évangiles (Marc, Matthieu, Luc et Jean) selon la chronologie des événements de la vie, des gestes et des paroles de Jésus. Max Gallo, écrivain prolifique associé à l’Académie française, a voulu reprendre le même défi, mais à partir du point de vue d’un témoin, celui du Centurion Flavius qui, lors de la mort de Jésus, aux pieds de la croix, s’est écrié : «Vraiment, cet homme était fils de Dieu… ». Cette manière de réécrire l’évangile n’est pas nouvelle. Emmanuel Schmidt a écrit récemment « L’Évangile selon Pilate ». Cependant , l’ouvrage de Gallo s’avère très près des textes de l’Évangile. Tout en conservant le style du roman, ou mieux du récit, et même si les références des citations scripturaires sont absentes, l’auteur a été très respectueux par rapport à l’exégèse. Parfois, il prend certaines libertés (et il n’avait pas le choix, les 4 Évangiles se contredisent parfois, cela est bien connu). Cependant, aucune nouveauté fantaisiste ne vient contredire le texte sacré. Pour les personnes qui aimeraient s’apprivoiser avec l’Évangile, et ne savent pas trop où commencer, ce volume de Gallo s’avère un outil indispensable. « Il fallait toute la puissance d’évocation et la finesse de Max Gallo pour nous raconter un des plus grands mystères de ce monde : Jésus homme ou Dieu, homme et Dieu. » Pour les chrétiens voulant s’approprier un peu plus l’Évangile, cet ouvrage est une belle méditation pour approfondir la connaissance de Jésus et de sa Bonne Nouvelle. Oui, « Faites ça… et vous vivrez! »… (28 juillet 2011).


Jésus l’homme qui était Dieu

Récit de Max Gallo, éditions XO, 2010



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LivreLa vie dans les communautés religieuses. L’âge de la ferveur 1840-1960 par Claude Gravel


Mieux connaître le passé pour apprécier l’ère présente

 

L’auteur, journaliste de carrière, présente son ouvrage en affirmant : « Le monde dont parle ce livre n’existe plus »… Ce monde disparu a cependant marqué d’une manière indélébile l’histoire du Québec francophone. Le, monde tel que nous le connaissons aujourd’hui ne serait pas le même sans l’apport indéniable apporté par tant de femmes et d’hommes qui ont littéralement donné leur vie en éduquant, en soignant, en accueillant pauvres et nécessiteux. Des hommes et des femmes de foi, de foi chrétienne. Ils ont fondé des institutions qui existent encore de nos jours mais qui sont gérés par l’état depuis les années de la révolution tranquille. Malheureusement, cette époque révolue est méconnue. Les scandales reliés à des gestes individuels de religieux relèguent aux oubliettes tout un pan de notre histoire. Mieux connaître le passé nous aide à apprécier l’ère présente. Merci à Claude Gravel de nous faire redécouvrir cette histoire qui est notre histoire. Ce livre nous aide à découvrir qui étaient ces « bonnes sœurs » enseignant dans les petits villages éloignés, ces humbles frères des collèges et ces prêtres instruits d’autrefois qui ont même utilisés les moyens médiatiques pour répandre la «Bonne Nouvelle ». Les images expriment de longs discours… Cet ouvrage est agréablement fourni en illustrations et photos.

Un livre à se procurer… (29 juillet 2011).


La vie dans les communautés religieuses. L’âge de la ferveur 1840-1960

par Claude Gravel, Éditions Libre Expression, 2010


 


LivreMémoires. Mon combat pour la vérité (t.1) - Une vérité contestée (t.2)  par Hans Küng, théologien catholique


                           Une vie dédiée à la Vérité…


Hans Küng, théologien catholique très connu par ses nombreux ouvrages (dont Être chrétien, 1974), et par les conférences internationales qu’il a donné devant des milliers de personnes, continue d’œuvrer par le biais de la théologie à répandre la « Bonne Nouvelle » de la vérité. « Qu’est-ce que la vérité ? » demande Pilate à Jésus lors de sa Passion… et nous pourrions ajouter : Qui a la vérité ? Les religions et leurs représentants, les philosophes, les penseurs de tout acabit, les scientifiques ou les écologistes… ? Question d’autant plus pertinente que dans l’Église catholique, depuis le concile Vatican I (1870), l’infaillibilité papale a fait couler et continue de faire couler beaucoup d’encre… Octogénaire, Hans Küng a écrit ses Mémoires (presque 1000 pages imprimées !) en 2 tomes, pour tenter de réfléchir comment la vérité a été appréhendée, véhiculée et vécue depuis le début du 20e siècle. C’est non seulement avec le regard d’un théologien, mais surtout d’un chrétien et d’un pasteur engagé, qu’il a rédigé cette Somme, soit dit-en passant, aussi passionnante qu’un roman… du moins pour un diplômé en théologie ! Le premier tome, « Mon combat pour la vérité », esquisse les rudiments du jeune théologien allemand Küng : ses études, ses succès, ses rencontres, ses échecs. Surtout il raconte sa participation comme « expert théologien » au 2e concile du Vatican (1962-1966), relatant les diverses sessions de cette rencontre internationale avec ses dessous, ses espérances et ses ratés. Ce rassemblement convoqué par le pape Jean XXIII permettra de réfléchir pendant des semaines et des mois à la « réorganisation » de l’Église, pour mieux vivre la « vérité » de l’Évangile selon Jésus. L’auteur témoigne des réticences des membres de la Curie romaine, déstabilisée et inquiète, et des inspirations de l’Esprit Saint ! Le 2e tome est consacré aux années qui ont suivies ce concile qui apportait un vent de fraîcheur dans l’Église catholique et pour le monde. Des intentions de réconciliation et de collaboration avec les autres églises chrétiennes, et les autres confessions religieuses occupent un rang d’honneur, bien que beaucoup de résolutions demeureront des vœux pieux dans le concret. L’attitude future du pape Paul VI qui conclura la dernière session de cette réunion ecclésiale extraordinaire, sera déjà l’amorce d’un retour en arrière sur les décisions conciliaires pourtant votées par les évêques du monde entier. Un groupe restreint de personnages influents au sein du Vatican, sous de nouveaux vocables, « tire la corde » du côté du passé de l’Église, et assume un retour en force de la centralisation romaine. Jean-Paul II, pape médiatique et adulé, poursuivra dans cette lancée. Benoît XVI continue la course dans le même sens. L’encyclique Humanae vitae (1968) provoquera une onde de choc sur le monde chrétien par sa prise de position rigoureuse sur la condamnation de tout moyen « artificiel » de contraception. Et tout au long du pontificat rigoureux de Jean-Paul II, la « chasse aux sorcières », avec la nouvelle Inquisition surnommée L’Office de la la Propagation de la foi, dirigée par Joseph Ratzinger, qui deviendra l’actuel pape, condamne à gauche et à droite, centralise le pouvoir, et enlève le droit d’enseignement et de recherche à des théologiens reconnus dans des chaires de théologie catholique d’universités importantes. Hans Küng sera l’une des victimes de ce jeu de pouvoir autour de la vérité… Néanmoins, au travers les aléas de son parcours pastoral et théologique, Hans Küng continue de croire en la Vérité. Toute sa vie a été dédiée à cette dernière. L’auteur de ces Mémoires aurait pu écrire des lignes lui permettant de véhiculer sa colère et sa vengeance. Mais son souci demeure le combat pour protéger la « véritable » Vérité… au sein du christianisme et comme prêtre catholique. L’espérance, la foi et la charité, vertus cardinales, ont guidé Hans Küng à être fidèle à ses convictions profondes comme chrétien et théologien au service de la vérité apportée par le Christ. En finale, la lecture de ces Mémoires permet de réfléchir à cette question fondamentale : Qu’est-ce que la vérité? (30 juillet 2011)


Mémoires : 1-Mon combat pour la liberté 2-Une vérité contestée

par Hans Küng, Cerf-Novalis, 2006-2009



 

 LivreJe ne lui dis rien, je l’aime  par le Père Jacques, o. Cist.


Un livre sur l’amour… et la contemplation !

 

Le titre est évocateur… Je ne lui dis rien, je l’aime… S’agit-il d’un roman d’amour, dernier cri d’une série de livres format poche populaire ? Il n’en est rien, puisque le sous-titre de cette plaquette nous resitue dans la sphère spirituelle : La prière contemplative… Oh la! La ! Déception ! Ce livre ne s’adresse pas à moi ! Je n’ai pas le temps de prier et je ne sais comment faire de toute façon ! Détrompez-vous immédiatement ! Bien que l’auteur soit moine cistercien, ce petit livre s’avère un bijou pour saisir ce qu’est la prière, la simple prière, la prière simple… Car la prière contemplative ne se définit ni par une méthode, un mode d’emploi, des étapes à suivre, un mentra à répéter sans cesse… tout en évitant les distractions… La prière contemplative… C’est admirer un coucher de soleil, c’est regarder dans les yeux l’être aimé, c’est apprécier une pièce musicale qui nous élève… C’est aimer celui que notre cœur aime… simplement. Sans discours. Ni parcours à étapes à suivre obstinément. L’auteur s’inspire à la fois de sa propre expérience de la prière, et de nombreux témoins du christianisme qui nous ont laissé des écrits sur la prière du cœur. « La démarche proposée guide le lecteur pour qu’il trouve ne lui ce lieu – le cœur – d’où jaillit la prière tout comme l’expérience amoureuse. Édition renouvelée, ce court ouvrage sur la prière est à découvrir ou à redécouvrir… (4 juin 2011).


Je ne lui dis rien, je l’aime. La prière contemplative

par Père Jacques, Bellarmin, 2009

http://www.livresquebecois.com/livre.asp?id=pzpzugabpeab&/je-ne-lui-dis-rien-je-l-aime/pere-jacques



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 LivreLa montagne magique par Thomas Mann


Un « vieux » roman aux accents très modernes !

 

Avant de commencer la lecture du roman, j’avais omis de consulter l’année d’édition de ce roman. Fraîchement publié en décembre 2010 dans le format Le livre de poche, j’imaginais qu’il s’agissait d’un ouvrage récemment composé… Quel ne fut pas ma surprise en constatant qu’il s’agissait d’un ouvrage publié pour la première fois en 1924 ! J’implore l’indulgence des internautes. J’ai aussi été inconscient devant le nom de l’auteur : Thomas Mann, l’un des plus célèbres écrivains allemands… Et cette œuvre est considérée comme une des plus influentes de la littérature allemande du dernier siècle ! J’avoue naïvement avoir été attiré par la couverture du volume de plus de 800 pages (cela aussi, je m’en suis aperçu après coup !), qui reproduit La montagne des Géants, œuvre picturale de Caspar David Friedrich Reisenberg, 1839. L’histoire qui semble banale au premier regard se déroule dans un sanatorium perché sur les sommets d’une montagne suisse. Hans Cartorp, jeune homme venu de Hambourg, y passera sept années de sa vie. Événements quotidiens, ou hors de l’ordinaires, personnages ordinaires ou haut en couleurs entourent notre acteur principal vivant dans le « pays haut ». Mais ce qui fait le charme spirituel de ce recueil, c’est que l’on peut le considérer comme un « roman-tiroir » dans lequel on peut déchiffrer les grands thèmes de notre époque : amitié, amour, maladie, souffrance, mort, religion, paix et guerre, etc. Ce qui m’a étonné au plus haut point, c’est la modernité avec laquelle l’auteur présente ses réflexions philosophiques et théologiques, en les insérant dans les conversations journalières des protagonistes de cette histoire. Malgré une apparence de quotidien tranquille, des événements bouleversants touchent le lecteur et ne peuvent le laisser indifférent. Un « vieux » roman, en terme d’années, basé sur des faits réels, mais aux accents très modernes ! Avis aux intéressés : comme il s’agit d’un ouvrage philosophique, il faut prendre le temps non seulement de le lire, mais de l’assimiler dans sa propre réflexion sur le sens de la vie… (23 mai 2011).

La montagne magique (Der Zauberberg)

par Thomas Mann, Le Livre de Poche, décembre 2010 (traduit de l’allemand par Maurice Betz)

                                      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Montagne_magique




 Livre - Faire confiance à la vie par Hans Küng


Testament spirituel avec la confiance comme mot d’ordre !

 

Hans Küng est un théologien catholique, né en 1928, connu et lu dans le monde entier. Il a participé activement aux débats conciliaires de Vatican II. Il a proposé sa théologie chrétienne en écrivant de nombreux ouvrages suscitant des réflexions éthiques, philosophiques et religieuses sur des sujets divers : la vie chrétienne, l’œcuménisme chrétien et mondial, la situation religieuse de notre époque, l’éthique planétaire et enfin « le bilan d’une vie » avec Mon combat pour la liberté (2002) et Une vérité contestée (2010). Il a enseigné plusieurs années la théologie au sein d’universités catholiques prestigieuses jusqu’au jour où le pape Jean-Paul II lui a retiré ce privilège suite à ses positions « rebelles » lors de la publication de l’encyclique Humanae Vitae … Même si cet événement a suscité tout un débat sur la « liberté d’expression » des théologiens, Hans Küng s’est relevé les manches et a poursuivi autrement son enseignement. « J’écris, dit-il, pour des hommes en recherche. Ceux qui ne savent que faire avec la foi traditionnelle romaine ou protestante. Ceux qui pourtant ne sont pas non plus satisfaits de leur incroyance ou de leurs doutes. Ceux qui ne se contentent pas d’une « spiritualité de bien-être »… Sa dernière publication a pour thème central la « vie », le « vivre » et il en déploie les facettes multiples : confiance dans la vie, joie de vivre, art de vivre… Serait-ce le testament spirituel de cet octagénaire possédant toujours une plume alerte? Rien n’est moins sûr… Il ne sait s’il aura le temps d’achever sa trilogie « Le bilan d’une vie »… C’est à suivre… dans la confiance ! (19 mars 2011).


Faire confiance à la vie

par Hans Küng, Seuil, octobre 2010 (traduit de l’allemand par Eric Haeussler)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hans_Küng



 


 LivreLettres à Dieu réunies et présentées par René Guitton


« Cent lettres sans destinaire ???… »


Ce livre rassemble cent messages à Dieu qui forment une mosaïque singulière de la quête humaine… Qui est Dieu ? Comment le nommer ? Comment s’adresser à lui ? Existe-t-il ? S’il est si bon, pourquoi le mal sur la terre ? Pourquoi t’écrire car tu connais déjà ma pensée ? Lui dire Tu ou Vous ? Cette lettre te parviendra-t-elle ? Voilà autant de questions que les auteurs de ce collectif posent à celui qu’on nomme Dieu. Chrétiens, prêtres, évêques, journalistes, musulmans, scientifiques, théologiens, artistes, rabbins, philosophes imans ont été interpelés par Jean Guitton pour écrire une lettre de 2 ou 3 pages, parfois quelques lignes, a Dieu. D’ailleurs, en passant, j’ai été déçu par la brève missive de l’abbé Pierre… Néanmoins des témoignages de confiance, d’amour, de fidélité se présentent comme des perles pour nourrir l’espérance. D’autre part, la grande question de la souffrance, du mal, de la guerre, des fléaux naturels revient dans la majorité de ces lettres destinées à Dieu. Doutes, révoltes, interrogations sur le sens de la vie… colorent ces lettres composées par des personnes de tous horizons spirituels. Plusieurs s’interrogent d’ailleurs si leur message atteindra un destinataire quelconque… Un livre qui se lit à petite bouchée à la fois… (28 février 2011)


Lettres à Dieu

réunies et présentées par René Guitton, Calmann-Lévy, 2004.

http://www.rene-guitton.fr/site/critiques-lettres-a-dieu.html


 


 LivreVivre jusqu’au bout – sous la direction de Mario Proulx -


« Accompagner des vivants dans leur quête de vivre jusqu’au bout… »


Cet ouvrage condense les entrevues de 12 personnalités reconnues pour leur apport à ce que l’on nomme en médecine, « les soins palliatifs ». Mario Proulx, journaliste, animateur et interviewer, s’est inspiré du constat que « notre société ne nous apprend pas à mourir… Tout est fait pour qu’on vive sans y penser. ». Ce qui ressort des témoignages des participants à ce collectif, c’est que l’on accompagne pas des morts, mais des personnes vivantes qui vivent l’expérience ultime de la destinée humaine, la mort. Cette dernière, on ne peut rien en dire, chacun la vit de manière unique et personnelle. Cependant, ce qui précède cet événement commun à toute personne humaine s’avère un espace où chaque instant de chaque jour devient précieux. « On apprend à vivre autrement de sorte qu’un jour on puisse mourir autrement, avec le sentiment d’avoir accompli sa mission. » Pour ma part, j’accompagne des personnes, bébés (leurs parents), enfants, adolescents, jeunes adultes, adultes accomplis, personnes âgées etc., sur le seuil de la mort depuis presque 25 ans maintenant. Plusieurs sont décédés entre mes mains ou en ma présence, et la proximité de leurs proches ou dans la solitude. Ce livre m’a confirmé cette conviction profonde qui m’habite : c’est toujours un privilège et une grande responsabilité que nous confient les vivants qu’on accompagne au cours de l’étape humaine de la mort, que ce soit suite à la maladie, la dégénérescence progressive des forces vives, ou la vieillesse. Cette enquête récente est à mettre entre les mains de tous les accompagnants soignants et aidants naturels des personnes bien vivantes, avec leur histoire, leur singularité et leur spiritualité, qui désirent vivre jusqu’au bout… (28 janvier 2011)

Vivre jusqu’au bout

sous la direction de Mario Proulx, Radio-Canada Première Chaîne, Bayard Canada, 2009

http://www.radio-canada.ca/radio/vivre_jusquau_bout/le_livre



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 LIVRELes communautés religieuses au Québec Il était une fois la foi - par La Fondation du Patrimoine Laurentien -


« Vent de fraîcheur sur l’histoire du Québec religieux ! »


La vie religieuse, la religion, et plus spécifiquement la religion catholique n’a pas bonne presse au Québec présentement. La canonisation du Frère André, fondateur de l’Oratoire Saint-Joseph en octobre 2011 s’avère d’ailleurs une occasion de découvrir ou redécouvrir une facette oubliée de l’histoire du Québec, et plus particulièrement de l’apport des nombreuses communautés religieuses qui ont assuré jusque dans les années 1960 un rôle prépondérant dans les domaines de l’éducation, de la santé et des services sociaux. Par ce livre, « la Fondation du Patrimoine laurentien a voulu rappeler l’influence énorme qu’ont eue ces communautés sur le développement harmonieux de nos valeurs humaines ». Que d’amour, de zèle, de dévouement et de générosité ont poussé des femmes et des hommes à s’engager auprès des jeunes, des malades, des personnes âgées, etc. Par le biais du témoignage de religieux de diverses congrégations, cet ouvrage est comme un vent de fraîcheur sur l’histoire du Québec religieux depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu’à nos jours. Ces portraits vivants permettent de relativiser certains événements qui ont fait dévier l’admiration et la reconnaissance que nous devons comme peuple québécois, jeunes et moins jeunes, envers ces institutions et ces personnes qui ont contribué à constituer notre société telle que nous la connaissons aujourd’hui. (21 janvier 2011)

Les communautés religieuses au Québec- Il était une fois la foi

par Madeleine Lavallée et Pierre Valcour et la Fondation du Patrimoine laurentien, Septentrion, 2009

http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/livre.asp?id=3029




LIVRELa Torah pour les Nuls - par Victor Malka -


« À mettre entre toutes les mains! »


Cette citation lapidaire qui accompagne tous les livres de la célèbre collection en jaune « Pour les Nuls » est très justifiée en ce qui concerne cet ouvrage présentant l’objet le plus sacré du judaïsme, en l’occurrence la « Torah ». Cette dernière se définit non seulement par le rouleau contenant les cinq premiers livres à l’origine de la tradition spirituelle du judaïsme, mais aussi les traditions écrites et orales, du passé, du présent et même de l’avenir ! Cette collection traite de sujets très variés, mais toujours avec la même méthode axée sur un accès rapide à l’information grâce à un système d’icônes, des chapitres pouvant être lus indépendamment l’un de l’autre, avec humour et respect, et rédigé par les meilleurs spécialistes en la matière. Outre une description détaillée du récit de la Création, du discours de Moïse et des dix commandements selon la Torah, on introduit le lecteur aux principales coutumes et fêtes juives, et on décrit comment se déroule un office régulier du Shabbat à la synagogue. Le judaïsme étant à la source de la spiritualité chrétienne (Jésus était un Juif), cette introduction à la Torah « pour les nuls » s’avère vraiment un ouvrage « à mettre entre toutes les mains ! » (16 janvier 2011)


La Torah pour les Nuls,

par Victor Malka et Arthur Kurzweil, éditions First, Paris, 2009

http://www.pourlesnuls.fr/catalogue/1584-culture-generale/1586-religion-spiritualite/la-torah-pour-les-nuls-EAN9782754009782.html





LIVRE - Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins viventpar Eric-Emmanuel Schmitt


Un cri du cœur pour un compositeur original !


En effet, cette phrase lapidaire qui tient lieu de titre au dernier roman de Schmitt, a été lancée, semble-t-il par son ancien professeur de piano, Mme Vo Than Loc, soprano à la retraite… Entre les figurines et les masques de Beethoven, l’auteur se réapprivoise avec le Beethoven de sa jeunesse qu’il avait délaissé en cours de route, suite à des rencontres avec Mozart, Bach, Schubert, Chopin ou Debussy… et retrouve à l’écoute de quelques œuvres le « credo humaniste » livré par cet homme au caractère pour le moins bouillonnant. D’autres valeurs spirituelles primordiales ont été semées par ce musicien original : le culte de la hauteur, le courage et le choix de la joie ! « Le message du Grand Sourd nous revient. Parce que nous l’avions oublié, ce qu’il dit étonne fort, nouveau, abrupt, surprenant, provocant, il nous réveille. » Une nouvelle accompagne le récit philosophique de l’auteur : elle s’intitule Kiki van Beethoven. Cette fable raconte comment la musique change la vie d’une sexagénaire et de ses trois amies… Un CD comprenant des pages admirables de Beethoven par les plus grands interprètes ajoute une note sonore fort pertinente à la prose de l’auteur. « Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent… », un véritable cri du cœur pour un compositeur original parfois méprisé ! (4 janvier 2011)

Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent…,

par Éric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel 2010

http://www.eric-emmanuel-schmitt.com/Actualites-edition.html



Livre - André Mathieu. Biographie - par Georges Nicholson -


                      Du sommet de la gloire à la déchéance !

Cette excellente biographie d'André Mathieu (1929-1968) est précéde d'un entretien avec Alain Lefèvre, pianiste québécois qui s'est dépensé sans mesure à faire renaître ce compositeur d'ici malheureusement méconnu. Je suis d'ailleurs très reconnaissant à M. Lefèvre d'avoir tenu le flambeau pendant des années, malgré les incompré-hensions et les jalousies de certains critiques. La mémoire d'André Mathieu, à la fois enfant prodige et "Mozart canadien", ainsi que compositeur et interprète décédé dans une déchéance cruelle, doit être renouvelée et présentée au peuple québécois. Georges Nicholson a su avec brio reconstituer le parcours difficile d'André qui a connu des parents protecteurs et ambitieux. Mais les événements du siècle ont contrecarré les projets pour cet enfant qui démontrait des talents extraordinaires pour la composition et l'interprétation au piano. L'auteur de cette biographie complète n'a pas eu peur de faire place à de longues citations des critiques des journaux de l'époque, parfois élogieuses, parfois méprisantes, sur les succès et échecs d'André Mathieu. Ce jeune homme décédé à 39 ans a connu la descente aux enfers, la solitude, les amours inabouties, l'indifférence et l'oubli. Mais sa musique nous laisse deviner les valeurs spirituelles qui vibraient dans ce coeur d'artiste et cet ouvrage biographique de Georges Nicholson est un véritable hommage à André Mathieu. La lecture de ce livre complète le visionnement et l'écoute du DVD et CD L'enfant prodige. L'incroyable destinée d'André Mathieu. (15 novembre 2010)


André Mathieu. Biographie, précédée d'un entretien avec Alain Lefèvre,

par Georges Nicholson, éditions Québec Amérique 2010,

http://fr.wikipedia.org/wiki/André_Mathieu


 


Les opinions et les commentaires exprimés dans cette chronique sont la propriété de l'auteur et ne représentent pas nécessairement les points de vue des éditeurs et réalisateurs des oeuvres critiquées.


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