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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

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Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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   Sentiers de la spiritualité chrétienne…  


Père Camille Laroche 

(1913-1988)

 

Membre de la communauté des Oblats de Marie-Immaculée,

missionnaire & prédicateur de retraites


 

À vrai dire, ce n'est pas moi qui ai rencontré le premier le Père Laroche. Il m'a connu au moment où ma mère était enceinte de moi... Le Père Laroche a été mon accompagnateur spirituel pendant plusieurs années au cours de mon adolescence. Cet Oblat de Marie-Immaculée se nourrissait quotidiennement de la doctrine de saint Jean de la Croix. Grâce à ce pasteur dévoué, j'ai acquis, sans le savoir, la spiritualité sanjuaniste. Il ne mentionnait pas ses sources spirituelles lors de nos entretiens ou nos correspondances fréquentes. Ce n'est qu'au moment de la lecture des Oeuvres du Docteur du Carmel, à l'occasion de la rédaction de mon Mémoire de maîtrise, que j'ai découvert la richesse de l'héritage spirituel transmis par ce missionnaire amoureux de Jésus Christ et de la Vierge Marie. Je suis heureux de vous faire connaître quelques traits de ce prêtre au coeur de feu... 

                                                                            Michel Lafontaine, B.Th. M.A.


Le Père Camille Laroche, o.m.i.

 

Notices nécrologiques 

par le Père Gabriel Destrempe, o.m.i.


Le 16 janvier 1988, les Oblats de la résidence de l’Assomption, à Cap-de-la Madeleine (Trois-Rivières, Québec, Canada), soulignaient joyeusement le 75e anniversaire de naissance de leur directeur, le Père Camille Laroche. Deux jours après, suite à des malaises cardiaques, on conduit le Père Laroche à l’hôpital Cloutier, où il décède le lendemain avant-midi.

Ce missionnaire Oblat comptait cinquante-quatre ans et six mois de vie religieuse et quarante-neuf ans et sept mois de sacerdoce. L’annonce du Père Laroche causa un certain émoi chez ses confrères, au sein de quelques communautés religieuses et chez nombre de laïques de la région et d’ailleurs qui avaient bénéficié de son ministère sacerdotal depuis plusieurs années. Son départ, inattendu, ne fut pas une surprise car on savait qu’il avait une santé fragile et, en 1984, n’avait-il pas subi un premier infarctus ?


Enfance et Vocation

Né le 16 janvier 1913, Camille est le cadet de cinq enfants issus du mariage d’Oliva Laroche, charpentier, et de Joséphine Bourgeois. Il est baptisé le lendemain à l’église de Ste-Brigide (Montréal). Après ses études primaires, à l’école de la paroisse Ste-Claire (1919-1926), l’étudiant, déjà orphelin de ses parents, commence son cours classique au Collège St-Jean-d’Iberville (1926-1927), au diocèse de St-Jean-de-Québec, et le termine au Juniorat de Chambly-Bassin (1927-1932). Camille Laroche reçoit l’habit religieux au noviciat Notre-Dame-des-Anges de Ville LaSalle le 20 juillet 1932; prononce ses premiers vœux l’année suivante et ses vœux perpétuels au Scolasticat de  Ste-Agathe-des-Monts, le 17 février 1937.

Au cours de ces années de formation et d’apprentissage de la vie religieuse, ses supérieurs ont remarqué chez lui une grande sensibilité et un  esprit de foi, piété, dévouement et sacrifice.  

Scolasticat des Oblats de Marie-Immaculée à Saint-Agathe-des-Monts (connu aussi sous l’appellation Stone Haven

Faible de santé, Camille demeure au Scolasticat de Sainte-Agathe-des-Monts pour les trois premières années de théologie au terme desquelles il reçoit l’onction sacerdotale des mains de Mgr Martin Lajeunesse, évêque de Keewatin, le 11 juin 1938. Aux plans physique, intellectuel, moral et spirituel, le jeune Oblat connaît des progrès constants, et il termine sa théologie au Scolasticat Notre-Dame, à Richelieu (1938-1939).

 

Homme surnaturel

Le 11 juin 1988, le Père Camille Laroche devait célébrer son Jubilé d’or (50 ans) de vie sacerdotale. Avant de faire un tour d’horizon dans le champ de ses activités apostoliques dans l’Ouest comme à l’Est de notre pays, voici les résultats d’un mini-sondage d’opinions concernant la vie spirituelle de ce Père Oblat de Marie-Immaculée...

 

Vie intérieure

« Je l’ai connu au Juniorat de Chambly en septembre 1929. On constatait déjà sa tendance à vivre retiré. Une des grandes lignes de sa vie fut la recherche du silence, la réflexion, la vie intérieure. Il devait avoir une belle présence de Dieu ce gars-là ! » (Louis-Marie Parent, o.m.i.).

« Tu as de la misère à faire oraison ? me disait le Père Laroche. Va-t-en à la chapelle, ferme les yeux et dis-lui juste ça : ‘Jésus, je sais que tu es là, je sais que je suis là et on s’aime tous les deux.’ Puis, on échange ensemble. »(Jean Verret, o.m.i.).

« Il avait un grand souci de nous amener à cette attention à la présence de Dieu dans nos vies. Il nous recommandait la prière à chaque heure, même plus souvent. » (Rosia Douaire, n.d.a).

 

Pénitence

À Grouard, dans le nord de l'Alberta : « Le Père Laroche, c’était un homme d’oraison, un ascète, un directeur de conscience sévère, parlant de l’amour du bon Dieu mais en signalant toujours un besoin de pénitence… » (Louis-Marie Parent, o.m.i.)

« Ceux qui ont le moindrement fréquenté le Père, savent qu’il menait une vie mortifiée. Durant les premières années de vie religieuse et de ministère, il pratiqua une ascèse passablement rigoureuse, stimulée par certains courants du temps, et inspirée par les exemples d’un Jean de la Croix, du Curé d’Ars, de Marguerite Alacoque. Il a pu lui arriver des exagérations, ce qui est propre à cet âge. Mais il évolua. Toujours très simple et dépouillé de tout ce qui n’était pas absolument indispensable, il devenait de plus en plus compréhensif, très attentionné aux autres… Toujours accueillant et souriant, toujours maître de son tempérament qui pouvait être bouillant, il laissait paraître délicatement son affection. Il devenait plus « humain ». Vers la fin de sa vie, c’est comme s’il découvrait à quel point ‘le Christ était humain’ (c’était les termes qu’il employait) » (Jacques Gervais, o.m.i.).

« Il a laissé à ses confrères le souvenir d’une vie de religieux exemplaire, pauvre mais aussi mortifié et très austère. Pour l’avoir connu de très près, je puis dire que c’était une belle âme, remplie du Seigneur et qui ne vivait que pour Lui. » (Lionel Montour, o.m.i.)

« Le Père Laroche était un homme de prière et de mortification. Il respectait l’autre qui ne vivait pas comme lui. Il voulait prêcher par l’exemple personnel » (Marc Lortie, o.m.i.).

          Saint Jean de la Croix 

Piété

« Sa piété se maintiendra tout le long de sa vie, toujours plus intérieure. Bien autre chose qu’une fidélité d’exercices, mais la recherche énergique et aimante d’une union croissante à Dieu, avec, me semble-t-il, un côté porté à la réparation. Il était à l’école des grands mystiques comme Jean de la Croix. Je ne crois pas avoir rencontré un homme plus totalement priant. Sa piété restera toujours marquée de cette empreinte mariale, surtout sous l’aspect de  l’Immaculée Conception. Marie était pour lui l’Immaculée, la toute pure et belle » (Jacques Gervais, o.m.i.).

« Ceux qui ont pu vivre en sa compagnie ont vite perçu sa profonde piété, son esprit de recueillement et d’oraison qui ne se sont jamais démentis. » (Lionel Montour, o.m.i.).

 

                                                                                                                                                               

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Contemplation

« Il avait toujours été attiré par le spectacle de la nature. Dans son adolescence, il pouvait passer des heures à la contempler. Encore à la fin de sa vie, il était sensible à la beauté du site du Sanctuaire N-D-du-Cap » (Jacques Gervais, o.m.i.).

Jeune prêtre encore, Camille se sent plus attiré par la vie contemplative que par le ministère actif. De Donnelly (Alberta) il avait écrit au père Henri Routhier, vicaire des missions, le 12 décembre 1944 : « Depuis mon tout jeune âge, je me sens attiré vers la vie tranquille de méditation».

 


Zèle évangélique 

« La vie intérieure et dépouillée ne l’empêchait pas d’être zélé, bien au contraire. Il a été extrêmement zélé. Rien d’excité ou de bruyant ou du remueur de foule. Économe de son temps pour être tout disponible aux autres. »

Intérieur du Petit Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap (1714)

Il a beaucoup aimé le ministère de la prédication, en particulier des retraites paroissiales, et davantage aux communautés religieuses. Il y consacra beaucoup de temps et de soin. Ce ministère était complété par celui de la direction spirituelle. Elle se poursuivait par correspondance. Il a dû écrire des milliers de lettres.

« Quand il découvrait en quelque cœur des appels à la vie intérieure, il poussait hardiment, mais délicatement à la pratique intense de l’oraison. » (Jacques Gervais, o.m.i.).

Le Père Laroche entretenait un zèle exceptionnel à l’égard des familles pauvres ou monoparentales. Il était toujours prêt à leur rendre service et d’une générosité incroyable. On ne lui réclamait pas tant de l’argent que le réconfort de sa présence.

« Il était très attentif aux nouvelles vocations, priant avec zèle pour avoir de vrais prêtres de Jésus Christ » (Jean Verret, o.m.i).

Chaque année, depuis octobre 1945, il recueillait des offrandes, de la part de généreux bienfaiteurs et bienfaitrices, en faveur des vocations oblates. En guise de réponse, il écrivait une lettre personnelle de gratitude.

 

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Au Vicariat de Grouard (nord de l'Alberta)

De l’École de prédication à Cap-de-la-Madeleine où il étudiait depuis juin 1939, le Père reçoit une obédience pour le Vicariat apostolique de Grouard, en octobre de la même année. Il se dépensera durant une douzaine d’années (1939-1952) dans ce territoire de missions, d’abord comme vicaire puis comme curé, principalement dans les paroisses françaises de Donnelly (1942-1947) et de Falher (1947-1952). Après cinq ans de ministère dans l’Ouest, le Père Laroche désire revenir dans l’Est, précisément à la Trappe cistercienne d’Oka. Il n’entretient qu’un désir : la vie contemplative et ce, depuis sa première année au Juniorat de Chambly (lettre au Père Henri Routhier, Vicaire de Missions, le 12 décembre 1944). Découragé, il veut même quitter sa paroisse de Donnelly pour entrer à La Chartreuse (Lettre à Mgr Routhier, le 1er septembre 1945).

Ancienne église de Falher (1919), Alberta, détruite par un incendie quelques années plus tard

Pourquoi le Père veut-il entrer à la Trappe ? Il écrit à son Évêque : « …ce ne sont pas des motifs humains qui me poussent là-bas, mais uniquement le souci de donner à mon âme la vie d’oraison plus intense qui l’attire depuis si longtemps » (27 mars 1948). Mgr Routhier, écrivant à Dom Pacôme, Abbé de la Trappe d’Oka, rend ce témoignage : « Le Père Laroche travaille dans notre Vicariat depuis près d’une dizaine d’années. Constamment il a été religieux exemplaire, très attentif aux observances religieuses des Oblats, très dévoué au ministère paroissial que nous lui confiions et c’est avec beaucoup de regret que je le vois nous quitter. (…) Nous avons confiance que la Divine Bonté nous trouvera d’autres sujets aussi profondément religieux pour le remplacer grâce à ses prières et à son esprit de sacrifice. Nous savons d’ailleurs qu’il a toujours apprécié sa vie chez nous comme je crois qu’il appréciera sa nouvelle vie. Il a toujours été loyal, franc, dévoué. En effet, je crois qu’il est un de nos plus saints prêtres du Vicariat » (Lettre du 20 février 1948). Le 26 avril suivant, Camille quitte la Trappe pour raisons de santé. Il revient à Grouard, à la satisfaction de son Évêque.

 

Retour au Québec

« Le Révérend Père Drago a dû vous parler du cas du Père Camille Laroche de mon Vicariat qui veut passer à la Province de l’Est  pour les raisons personnelles qui vous ont sans doute été expliquées. Je vous assure que cela me met dans un grand embarras, parce que le cher Père me faisait un très bon curé à Falher, la principale paroisse du Vicariat », d’écrire son provincial, le P. Armand Boucher au P. Stanislas Larochelle, provincial de Montréal.

« Je vous donne un sujet de grande valeur, tant au point de vue religieux qu’a point de vue intelligence; il peut faire un bon vicaire dans une de vos paroisses ou un bon prédicateur dans les retraites fermées; même un directeur de maison de retraites » (Lettre du 11 juillet 1952).

De retour dans la Province de l’Est, en septembre 1952, le Père Camille Laroche sera tour à tour vicaire à la paroisse St-Pierre-Apôtre, Montréal, aumônier à l’Hôpital de Mont-Joli, gardien au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, directeur de la Résidence de l’Assomption au Cap-de-la-Madeleine.

Mais au cours des trente-cinq dernières années il a surtout exercé les fonctions de prédicateur et d’aumônier de religieuses.

 

Le prédicateur

Prédications aux Retraites Fermées de Ville LaSalle (1954), prédications dans nombre de paroisses du Québec et du Nouveau-Brunswick; prédications spécialisées pour dames et demoiselles, une fois par année, à la Maison des sœurs Marie-Réparatrice de Trois-Rivières durant ving-cinq ans et plus.

« Je vous remercie, écrit-il un jour au Père Paul-Henri Barabé, provincial, de bien vouloir m’utiliser pour des prédications religieuses occasionnelles. Ce genre encore me va très bien et je ne cesse jamais de m’y préparer toujours plus universellement et plus en profondeur. D’ailleurs, même pour la prédication paroissiale, je n’arrête jamais, quand je suis à la maison, de reviser mes retraites, de les modifier et de me bâtir de nouveaux sermons; c’est devenu comme une seconde nature chez moi tant c’est un idéal identifié à ma vie » (lettre du 4 juin 1962).

© Monastère des Sœurs Marie-Réparatrice, Trois-Rivières, (Source: Patri-Arch, 2009)


Homme de prière, d’oraison et d’étude, ce missionnaire-prédicateur a toujours été animé des mêmes sentiments et brûlait du désir d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ. Aussi était-il apprécié par nombre de laïques et des religieuses particulièrement.

 

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 L’aumônier de religieuses

Toute sa vie le Père Laroche a accompli un ministère apprécié dans plusieurs communautés religieuses et il a été notamment aumônier des sœurs Notre-Dame-Auxiliatrice, à Rouyn (1953), des sœurs du Bon Pasteur, à Ottawa (oct. 1953-sept. 1954), des sœurs Servantes de Jésus-Marie, à Cap-de-la-Madeleine durant une douzaine d’années (1969-1978; 1981-1984).


À notre question : « Que pensez-vous du Père Camille Laroche ? », Sœur Marie-Thérèse des Anges, Servante de Jésus-Marie, de la maison Nazareth Marie-Médiatrice, présente son témoignage dont voici quelques extraits :

« Je commence par ses célébrations eucharistiques de chaque matin, en notre petite chapelle, célébrations inoubliables, toujours nouvelles, « uniques » par l’intériorité du célébrant, par ce silence divin qui enveloppait alors tout son être et nous entraînait avec lui dans le mystère eucharistique. Là, je n’essaie pas à faire du style, soyez-en sûr (…).

Le moment de la consécration surtout révélait la profonde conscience qu’il avait de la Présence vivante du Christ Prêtre et Hostie devant lui. Une atmosphère d’adoration remplissait alors toute la chapelle. C’était très frappant, quelque chose de peu ordinaire, que ces messes du Père Laroche.

À toutes les deux semaines, il donnait une conférence spirituelle à la communauté.

Au cours des trois années que j’ai passées au Cap-de-la-Madeleine, ces conférences avaient pour thème : « La vie d’union à Dieu ». Quoique basées, quant au plan d’ensemble, sur l’ouvrage du Père Marie-Eugène-de-l’Enfant-Jésus, o.c.d. « Je veux voir Dieu », elles étaient soigneusement préparées par le Père Laroche, avec d’autres citations, précisions, nuances, pour s’appliquer plus directement ou plus pratiquement à notre vocation propre dans l’Église. (…)


Petit Sanctuaire de Notre-Dame du Cap (1714).

On aperçoit la basilique construite dans les années 1960.

Comme conseiller spirituel… notre bon Père Laroche était d’une grande compréhension, d’une douceur et d’une patience sans faille. Il avait aussi beaucoup d’humour et, (…) il avait le don de nous plonger dans la confiance, dans l’espérance sans bornes, dans une vision encourageante de l’Amour tout-puissant et miséricordieux de Dieu.

Il ne dramatisait rien, ayant les mots qu’il fallait, peu nombreux, mais forts, pour rassurer une âme, lui redonner confiance, l’aider à continuer sa route avec un élan nouveau. Et c’était la paix. (…)


PRÊTRE ! Prêtre par tout son être offert, immolé, donné en nourriture aux âmes. Voilà tout le Père Laroche, il me semble.

Et c’est pourquoi il a tant compris l’aspect « oblation » de notre vocation de Servantes de Jésus-Marie. L’offrande de notre vie, de notre vie quotidienne, en faveur des prêtres; « demeurer » aux pieds du Christ Prêtre et Hostie, adoratrice et servante toute livrée à l’Amour, pour que les prêtres soient de plus en plus saints et transformés dans le Souverain Prêtre !

C’est à cela que notre bon Père Laroche a travaillé, nous a aidées, s’est appliqué dans son ministère auprès de nous. » (Lettre du 17 mars 1988).

Petit Chapelle du monastère des Servantes de Jésus-Marie à Cap-de-la-Madeleine.

Ce couvent appartient maintenant aux Pères Carmes.


Au terme de sa vie, le Père Laroche exerçait son ministère sacerdotal auprès de religieuses de onze communautés, dans les diocèses de Trois-Rivières, Nicolet et Sherbrooke.


Oblat, Camille Laroche a été avant tout l’homme de Jésus Christ, des pauvres et de l’Église. Ayant vécu vingt-neuf années de sa vie missionnaire, à Cap-de-la-Madeleine, le Père a été l’homme de la Vierge Marie d’une manière exceptionnelle. « En s’engageant à la suite du Christ, il a rencontré sa mère, la Vierge Immaculée et, comme l’Apôtre  Jean, il l’a prise chez lui. Elle est devenue, dans sa vie, un soutien, une présence discrète et constante. Avec elle, il a vécu ses souffrances et ses joies de missionnaire. En retour, il s’est efforcé de la faire connaître et aimer. » (Fernand Jetté, o.m.i)



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Résidence de l’Assomption ou Maison de la Madone, Trois-Rivières

CHRONOLOGIE   

                                                            

- 1913 Naissance à Montréal, Québec, Canada

- 1937 Voeux perpétuels chez les Oblats de Marie-Immaculée

- 1938 Ordination sacerdotale à Ste-Agathe-des-Monts

- 1939 Cap-de-la-Madeleine    - École de prédication

- 1939-1942   Grouard, Alberta    - Missions indiennes

- 1942-1952   Pasteur en paroisses françaises

- 1952-1953   Montréal   - Paroisse St-Pierre-Apôtre

- 1953  Rouyn (Abitibi)  - Aumônier à la Maison Mère des Sœurs de N.-Dame-Auxiliatrice

-1953-1954   Ottawa  - Aumônier des Sœurs du Bon Pasteur et du Centre Catholique

-1954  Hull - Paroisse Notre-Dame et prédication itinérante

-1954 LaSalle, Montréal - Prédicateur de retraites fermées

- 1955-1962 Cap-de-la-Madeleine - Monastère des Oblats et prédication itinérante

- 1962-1965  Mont-Joli  - Aumônier à l’Hôpital

- 1965-1981Cap-de-la-Madeleine  - Monastère des Oblats  - Aumônier de plusieurs communautés religieuses

- 1981-1988 Cap-de-la-Madeleine  (Trois-Rivières)

- Directeur de la Résidence de l’Assomption