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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

Les jardins sont

une des formes de rêve,

comme les poèmes,

la musique et l'algèbre.


Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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  Sentiers de la spiritualité chrétienne…  


Bienheureux Charles de Foucauld

(1858-1916)

 

ermite et prêtre diocésain 


 

Curieusement, c'est à Paris que j'ai fait la première véritable découverte de Charles de Foucauld. Je visitais par hasard l'église Saint-Augustin, située près de la gare Saint-Lazare. Toute une section du temple était consacré à cet homme qui s'est converti en ce lieu même. Aussitôt, la croissance spirituelle de Charles de Foucauld a été fulgurante... L'an dernier, lors d'un passage à Nazareth, en Isarël, j'ai eu la joie de visiter l'ancien monastère des Clarisses où Charles vécut pendant quelques années en ermite. Il passait de longues heures en silence et en oraison amoureuse de son Seigneur dans la petite chapelle qui existe toujours, tout près de la grotte de l'Annonciation. Ce pasteur m'inspire beaucoup, d'autant plus qu'il a fréquenté des personnes d'autres spiritualités lors de son installation dans le désert algérien. Et c'est dans un esprit de respect et d'ouverture qu'il a cohabité avec ces peuples, tout en respectant ses racines de la spiritualité chrétienne... Un exemple stimulant pour nous aujourd'hui qui sommes confrontés au brassage des cultures, des religions et des spiritualités diverses...

Michel Lafontaine, B.Th. M.A.                                                                                                  Photo © 2009 - Michel Lafontaine - Buste en bronze représentant

Charles de Foucauld dans le jardin de l’Ermitage à Nazareth, Israël



Les photos présentées ici (de Michel Lafontaine) proviennent de la Fraternité Charles de Foucauld de Nazareth, située dans l'ancien monastère des Clarisses

où Charles de Foucauld a vécu de 1897 à 1900. Notez que cet endroit se trouve à quelques mètres seulement

de la Basilique moderne de l'Annonciation qui protège la grotte où Marie reçut la visite de l'Ange…

Cependant, les touristes ne sont pas admis habituellement dans l’enceinte du monastère.


                

    

 





















































































































             




                    Entrée de la chapelle où Charles de Foucauld                                               Plaque commémorative à l'entrée de la chapelle                       L'un des 4 reliquaires dispersés à travers le monde

                            a prié de longues heures à Nazareth                                                                                                                                                du Bx Charlesde Foucauld dans la chapelle de Nazareth.

Photos © 2009 - Michel Lafontaine




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Quelques pensées du bienheureux Charles de Foucauld

 

 

"Par le seul fait que je célébrerai la Messe...,

je rendrai à Dieu la plus grande gloire et je ferai aux hommes le plus grand bien"

(Lettre 26 avril 1900)

 

"L'Islam a produit en moi un profond bouleversement...

La vue de cette foi, de ces âmes vivant dans la continuelle présence de Dieu,

m'a fait entrevoir quelque chose de plus grand et de plus vrai que les occupations mondaines..."

(1901)

 

"Continuer au Sahara la vie cachée de Jésus à Nazareth,

non pour prêcher mais pour vivre dans la solitude, la pauvreté, l'humble travail de Jésus."

(Avril 1904)

 

"Mon apostolat doit être l'apostolat de la bonté. En me voyant on doit se dire:

'Puisque cet homme est si bon,... sa religion doit être bonne'

(1909)

 

"Notre anéantissement est le moyen le plus puissant que nous ayons de nous unir

à Jésus et de faire du bien aux âmes."

(1er déc. 1916 à Marie de Bondy)


"Quand le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, s'il meurt,

il porte beaucoup de fruits; je ne suis pas mort, aussi je suis seul...

Priez pour ma conversion afin que mourant, je porte du fruit."

(à Suzanne Perret)

 










Photo © 2009 - Michel Lafontaine - Jardin de la Fraternité de C. de Foucauld à Nazareth, Israël


Mon Dieu, je m'abandonne à toi...

 

Mon Dieu, je m'abandonne à toi. Fais de moi ce qu'il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi, je te remercie.
Je suis prêt à tout, j'accepte tout,
pourvu que ta volonté soit faite, en moi, en toutes tes créatures ;
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.  

Je remets mon âme entre tes mains ;
je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur,
parce que je t'aime et que ce m'est un besoin d'amour de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance, car tu es mon Père. Amen !

 

 

 

 








Pour aller plus loin...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld

http://www.charlesdefoucauld.org/fr/presentation.php

 

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20051113_de-foucauld_fr.html

 

 

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Brève biographie


Charles de Foucauld est né à Strasbourg le 15 septembre 1858. Il a une sœur Marie, de 3 ans plus jeune que lui, qui épousera en 1884 Raymond de Blic. Les deux enfants deviennent orphelins en 1864. Charles a alors six ans. Son grand-père maternel le recueille avec sa sœur et se charge de leur éducation. Après la guerre de 1870 et l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne, il choisit pour eux la nationalité française et vient habiter à Nancy.

 

Charles continue ses études au lycée de cette ville. La formation chrétienne de son enfance lui permet de faire une fervente Première Communion en 1872, mais elle ne va pas être assez solide pour l’aider dans son adolescence et, à partir de 1874, il perd la foi.

 

Il prépare son entrée à l’Ecole de Saint-Cyr pour devenir militaire et y est admis en 1876. Sous-lieutenant de cavalerie, il mène une vie assez désordonnée, ce qui ne l’empêche pas de se montrer courageux dans les opérations militaires auxquelles il participe dans l’ouest de l’Algérie.


 En 1882, il donne sa démission de l’Armée et entreprend un voyage d’exploration dans le Maroc. La réussite de cette périlleuse expédition lui vaut honneurs et estime, lui ouvrant les portes du monde des géographes et des explorateurs.Mais il est habité alors par une quête religieuse. Sous l’influence discrète de sa famille qu’il a retrouvée à Paris, il cherche à avoir des cours de religion et demande l’aide d’un prêtre pour être éclairé sur la religion catholique. Il parle à ce prêtre, l’abbé Huvelin, à la fin octobre 1886, à l’église Saint-Augustin à Paris. Au lieu de lui donner un cours de religion, le prêtre l’invite à se confesser et à communier : pour Charles c’est la conversion, une grâce qui va le transformer pour la vie. Résolu de ne plus vivre désormais que pour ce Dieu de Jésus-Christ qui est venu à sa rencontre, il fait le pèlerinage de Terre sainte.  © 2009 - Michel Lafontaine - Jardin de la Fraternité à Nazareth, Israël

Il y découvre quelle fut la vie humble et cachée du Fils de Dieu incarné en devenant cet homme Jésus, pauvre ouvrier à Nazareth. Attiré par le désir de l’aimer et de l’imiter de toutes ses forces, il décide de se faire moine trappiste.

 

Entré en 1890 au monastère de Notre-Dame-des-Neiges, en vue d’aller s’enfouir pour toujours dans une pauvre Trappe de Syrie, il cherche à avancer de plus en plus dans l’imitation de la vie de Jésus à Nazareth. Six ans plus tard, il demande à quitter la Trappe ; on le lui accorde et en février 1897, il est autorisé à suivre sa vocation personnelle.

 

Suivant le conseil de l’abbé Huvelin, il se rend à Nazareth, demande à loger à la porte du couvent des Clarisses et se fait leur domestique. Il vit ainsi en ermite dans la prière, la pauvreté et la recherche de la volonté de Dieu sur lui. Au bout de trois ans, son désir d’imiter Jésus dans sa Charité universelle lui fait accepter la perspective du sacerdoce. Il s’y prépare à la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges et, le 9 juin 1901, il est ordonné prêtre du diocèse de Viviers ; c’est pourquoi il sera béatifié avec la qualification de « prêtre diocésain ».

 

Pour faire rayonner la Charité divine et porter la présence eucharistique aux pauvres des régions non-évangélisées, il pense aller au sud du Maroc, où il a voyagé autrefois, et s’établit pour cela à Beni-Abbès, aux confins algéro-marocains. Il ne pourra pas réaliser ce projet, mais Mgr Guérin, le premier préfet apostolique du Sahara, acceptera qu’il aille dans le sud algérien. Charles se fixe en 1905 à Tamanrasset, dans le Hoggar, au pays des Touaregs. Il apprend leur langue pour devenir proche de tous et pour sauver leur culture. Il cherche, en utilisant au mieux les ressources apportées par la nation colonisatrice qu’est la France, à promouvoir leur progrès humain, intellectuel et moral, les préparant ainsi à découvrir un jour ce qui fait le secret de sa vie religieuse.

 

Ce qui ajoute une touche d'actualité à Charles de Foucauld, c'est qu'il voudra crier l'Évangile par toute sa vie dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise: si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?"...

 

A Tamanrasset comme à Beni-Abbès, les compagnons espérés ne viendront pas ; il y reste seul, mais il veut qu’en France on partage la responsabilité missionnaire qui est la sienne, et il envisage en ce but une « confrérie » qui unirait toutes les bonnes volontés chrétiennes dans un grand réseau au service de ces pays en cours de développement et non touchés par le message évangélique. Il meurt dans un guet-apens devant son ermitage, victime d’un coup de feu, le 1er décembre 1916. 


© Internet - Chapelle de l’Ermitage à Tamanrasset du Père Charles de Foucauld


La vie du Bienheureux Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du 20e siècle et il reste, en ce début du 3e millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela même au-delà de ceux et celles qui appartiennent aux différents groupes dont sa famille spirituellle, nombreuse et diversifiée, est formée. Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner du Christ dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité universelle, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants du précieux héritage spirituel qu'il nous lègue.


« L'amour de Dieu,

l'amour des hommes,

c'est toute ma vie,

ce sera toute ma vie je l'espère ! »