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Michel Lafontaine B.Th.,M.A. vous souhaite la bienvenue !

Les jardins sont

une des formes de rêve,

comme les poèmes,

la musique et l'algèbre.


Hector Bianciotti

Dernière mise à jour | 9 janvier 2017

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   Sentiers de la spiritualité chrétienne…  


Sainte Thérèse-de-l’Enfant-Jésus 

(1873-1897)

 

carmélite à Lisieux (Normandie)


 

C'est par le biais de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, ou sainte Thérèse de Lisieux, que plusieurs personnes découvrent la spiritualité chrétienne du Carmel. L'Histoire d'une âme, publiée après son décès en 1897, fut un best-seller au début du 20e siècle. Cette publication rend universelle cette jeune carmélite d'un monastère obscur de Normandie ! Pour ma part, curieusement, celle qu'on appelle la "petite Thérèse", ne m'attirait pas beaucoup. Je trouvais "miévreux" ce qu'on écrivait sur elle... J'ai découvert la véritable Thérèse de Lisieux à la lecture des Manuscrits biographiques parus il y a une dizaine d'années. En lisant "entre les lignes" ce récit autobiographique "corrigé" des aléas du temps, j'ai compris pourquoi elle fut si populaire. Sa "voie d'enfance spirituelle" est tellement inspiratrice ! J'ai eu le bonheur en 2009 de séjourner dans sa ville natale. Coup de coeur pour ma vie spirituelle !

Michel Lafontaine, B.Th. M.A.


 

 



























Dans le cœur de l’Église, je serai l’Amour…


Lettre de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus à sœur Marie du Sacré-Cœur (8 sept. 1896)

 

À l'oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j'ouvris les épîtres de saint Paul afin de chercher quelque réponse. Les chapitres XII et XIII de la première épître aux Corinthiens me tombèrent sous les yeux... J'y lus, dans le premier, que tous ne peuvent être apôtres, prophètes, docteurs... que l'Église est composée de différents membres et que l'œil ne saurait être en même temps la main... La réponse était claire mais ne comblait pas mes désirs, elle ne me donnait pas la paix...


Sans me décourager je continuais ma lecture et cette phrase me soulagea : Recherchez avec ardeur les dons les plus parfaits, mais je vais encore vous montrer une voie plus excellente.

© 2005- Photo: Michel Lafontaine - Basilique de Lisieux, France, Normandie


Et l'Apôtre explique comment tous les dons les plus parfaits ne sont rien sans l'Amour... Que la Charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j'avais trouvé le repos... Considérant le corps mystique de l'Église, je ne m'étais reconnue dans  aucun  des  membres  décrits  par  saint  Paul,   ou  plutôt   je voulais me reconnaître en tous...

La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l'Église avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas; je compris que l'Église avait un Cœur, et que ce Cœur était brûlant d'amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Église, que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'amour renfermait toutes les vocations, que l'amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux...; en un mot, qu'il est éternel !... Alors, dans l'excès de ma joie délirante, je me suis écriée : Ô Jésus, mon Amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour !... Oui, j'ai trouvé ma place dans l'Église et cette place, ô mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Cœur de l'Église, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi, je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!!...



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                                             © 2005- Photo: Michel Lafontaine - Chapelle latérale de la Cathédrale St-Pierre où Thérèse se recueillait régulièrement.


Brève biographie


Thérèse Martin est la cinquième et dernière fille d'une famille chrétienne où elle grandit "entourée" d'amour." Elle a 4 ans quand la mort de sa mère introduit une brisure dans sa vie. Le père et la quintette de ses filles s'installent alors à Lisieux pour se rapprocher d'une partie de sa famille.

Deuxième drame qui ébranle Thérèse enfant : sa sœur Pauline puis sa sœur Marie, qu'elle avait choisies successivement comme "petite mère" entrent au Carmel. La nuit de Noël, par une grâce puissante, elle retrouve le joyeux équilibre de son enfance et s'élance, dans "une course de géant", vers le Dieu-Amour qui l'a saisie. Non sans démarche, allant intrépidement jusqu'à Rome se jeter aux pieds du pape, elle obtient d'entrer au Carmel à quinze ans, le 9 avril 1888.  Avec une fidélité héroïque, elle y poursuit sa route vers la sainteté. Le Seigneur lui découvre peu à peu sa "petite voie" d'abandon et de confiance audacieuse. Le 9 juin 1895, elle s'offre à l'amour miséricordieux de Dieu.  Durant sa longue maladie, la tuberculose, elle est conformée au Christ, dans le mystère de son agonie pour le salut des pécheurs qui n'ont pas la foi.


© 2005- Photo: Michel Lafontaine - Statues de Thérèse et son père dans le jardin des Buissonnets, Lisieux, France


Elle meurt à 24 ans, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses" et de passer son ciel à faire du bien sur la terre. Quelques années plus tard, le récit de sa vie, écrit par obéissance, connaît un succès populaire époustouflant et les  témoignages de grâces obtenues par son intercession affluent au monastère, si nombreux que le Pape parle d'un "ouragan de gloire". Proclamée patronne des missions de l'Église universelle et docteure de l'Église en 1997.